Les rues et les amours déménagent.
Cartons trop lourds, camions bondés
Ou simple valise et billet d'avion ;
Objets, visages qu'on ne reverra plus.

Ils emportent tout.
Ils prennent une vie en main,
Plient les billets doux
Et nous laissent sans courage.

Alors je reste chez moi,
sans affaires à déballer
Ni billet d'avion.

J'attends, je crains tout.
Les valises en particulier,
Pleines de notre vie qu'il emporte.