Depuis que la terre n'est plus plate, on ne fait plus d'aller-retours entre deux commerce éloignés, on fait des tours complets du globe pour ramener autant qu'on peut. On pourrait faire le tour du monde en 35 heures mais on trouve qu'en 39 heures ou plus, c'est plus raisonnable. Plus le temps passe et moins on va vite. On n'a plus de concorde ; on survole l'océan en 8 heures au lieu de quatre. On ne veut plus des 35 heures, on est prêt à aller jusqu'à 39 voire 40 et plus. On propose de revenir ç une lenteur qu'on n'avait pas connu depuis 36, et en 36, dieu sait qu'on était content de faire le même tour en 40 heures plutôt qu'en 50. On appréciait d'aller vite.

C'est fini.

Ajourd'hui, on applaudit quand un connard traversel'Atlantique en moins de 10 jours. Quand on pense qu'on peut quitter l'atmosphère en moins de deux heures de navette, c'est tout de même étrange de voir des publicités sur les coques en plastique et les voiles gonflées qui relient 2 continents si lentement.

Quand la terre était encore plate et que le soleil tournait encore autour, on donnait malgrès tout moins d'importance à ces exentricités. On brûlait très simplement et joyeusement ceux qui insinuaient que la terre était ronde et tournait autour du soleil. La société tournait bien, marchait droit et faisait demi tour à l'autre bout du monde. Maintenant, on ne brûle plus personne, pas même les marins fières d'eux. On peut remettre en cause l'évolutionnisme et faire étudier le créationnisme dans les facultés du nouveau monde. Ca n'a pas de la gueule, ça ?

Quand la terre était encore plate, il y avait un grand rebord pour éviter que l'eau ne s'écoule dans le vide et devienne une denrée rare. Maintenant, les digues lachent à la moindre grosse vague et quand un papillon bat de ailes de l'autre côté, un tempête éclate et des avions s'écrasent sur des tours.