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dimanche 30 juillet 2006

Galilée

 

Depuis que la terre n'est plus plate, on ne fait plus d'aller-retours entre deux commerce éloignés, on fait des tours complets du globe pour ramener autant qu'on peut. On pourrait faire le tour du monde en 35 heures mais on trouve qu'en 39 heures ou plus, c'est plus raisonnable. Plus le temps passe et moins on va vite. On n'a plus de concorde ; on survole l'océan en 8 heures au lieu de quatre. On ne veut plus des 35 heures, on est prêt à aller jusqu'à 39 voire 40 et plus. On propose de revenir ç une lenteur qu'on n'avait pas connu depuis 36, et en 36, dieu sait qu'on était content de faire le même tour en 40 heures plutôt qu'en 50. On appréciait d'aller vite.

C'est fini.

Ajourd'hui, on applaudit quand un connard traversel'Atlantique en moins de 10 jours. Quand on pense qu'on peut quitter l'atmosphère en moins de deux heures de navette, c'est tout de même étrange de voir des publicités sur les coques en plastique et les voiles gonflées qui relient 2 continents si lentement.

Quand la terre était encore plate et que le soleil tournait encore autour, on donnait malgrès tout moins d'importance à ces exentricités. On brûlait très simplement et joyeusement ceux qui insinuaient que la terre était ronde et tournait autour du soleil. La société tournait bien, marchait droit et faisait demi tour à l'autre bout du monde. Maintenant, on ne brûle plus personne, pas même les marins fières d'eux. On peut remettre en cause l'évolutionnisme et faire étudier le créationnisme dans les facultés du nouveau monde. Ca n'a pas de la gueule, ça ?

Quand la terre était encore plate, il y avait un grand rebord pour éviter que l'eau ne s'écoule dans le vide et devienne une denrée rare. Maintenant, les digues lachent à la moindre grosse vague et quand un papillon bat de ailes de l'autre côté, un tempête éclate et des avions s'écrasent sur des tours.

 

dimanche 25 juin 2006

Le ciel tombe sur la tête des normands


 

Il pleut. Pas d'espoir de dispersion des nuages aujourd'hui. On ne s'échappera pas de la ville par un petit bout de ciel bleu. On est plombé sur le bitume. Les bouches de métro ne mènent pas bien loin. Les bouches d'égoût mènent trop bas. J'irais bien boire au paradis avec mes morts une heure ou deux, juste pour voir du pays.
Un jour, un ange était tombé dans le conduis de ma cheminée et s'était cassé une aile. Je l'avais pris en pitié et avait décidé de le soigner. Mon chien le prenait sans doute pour un chat et passait son temps à grogner dessus. Pour plus de sécurité, j'avais enfermé mon ange dans une cage douillette le temps que son aile guérisse. Il m'avait parlé du paradis, m'invitait à y passer quand je n'aurais plus de temps. Je voulus decider avec lui d'un séjour d'une semaine histoire de solder intelligemment mes RTT. Il me dit :
"pas possible, si tu viens, tu restes. La porte t'est grande ouverte mais on y rentre qu'une fois".
Je suis alors sorti de mes gongs.
"Ce n'est pas possible ! On devrait pouvoir aller et venir, c'est quoi ces conneries ?"
"Ah oui, mais c'est comme ça, me dit-il, il y a un règlement."
"c'est pas négociable, demandais-je ?"
"Non, trancha-t-il."
J'avais alors ouvert la cage et laché le chien.
Finalement, quand je ne serai plus qu'un vivant en fin de droit, je crois que je préfèrerais finir mon parcours titubant au bord d'une fosse sans fond dans laquelle je sombrerai.


 

lundi 15 mai 2006

Principale contrariété


 

La mort a cela de désagréable

Qu’elle nous surprend toujours

Alors qu’on s’était préparé à y faire face

C’est pendant qu’on dort qu’elle nous attaque

Alors qu’on la voulait en plein sommeil

C’est en plein jour qu’elle nous pique

Alors qu’on rêvait celle d’un autre

La voila qui nous mord